musica

festival international de musiques d'aujourd'hui

Nicolaus A. Huber

Allemagne (1939)

Depuis plus de quarante ans, Nicolaus A. Huber s’est affirmé comme une personnalité radicale et reconnaissable de la scène musicale contemporaine allemande. Il élabore ses premières œuvres à partir de cellules simples (von ... bis ..., 1966, Traummechanik, 1967) et cherche à épurer son langage musical. Les pièces des années 1970, marquées par son engagement politique (Harakiri, 1971, Banlieue, 1972-73), se caractérisent par une prédominance du rythme au point que le compositeur parle, à partir de Darabukka pour piano (1976), de « compositions rythmiques ». Par ailleurs il n’hésite pas à utiliser des éléments exogènes comme des rythmiques populaires (de fanfare dans Presente, 1978 ou cubaines dans Morgenlied, 1980), des bruits extra-musicaux (Go ahead, 1988, Ach, das Erhabene...,1999) ou de nombreuses références aux compositeurs du passé : Beethoven (Sechs Bagatellen, 1981), Schumann (Air mit « Sphinxes », 1987) ou encore plus récemment Schubert avec An die Musik (2010).

Nicolaus A. Huber étudie le piano à la Musikhochschule de Munich avec Oscar Koebel, la composition avec Franz Xaver Lehner (1962-63) puis avec Günter Bialas (1964-67). Il travaille dans le studio de musique électronique de Munich en 1965-1966 avec Josef Anton Riedl. Il poursuit sa formation auprès de Karlheinz Stockhausen à Darmstadt puis de Luigi Nono à Venise. Sa passion pour l’enseignement se traduit par une longue carrière de professeur à la Folkwang-Hochschule de Essen de 1974 à 2004, mais également à Darmstadt et lors de nombreux séminaires de composition dans le monde entier. Prochainement, L’inframince - extended sera créée par l’Ensemble Modern à l’occasion d’un concert-portrait consacré au compositeur pour ses 75 ans.