En clôture de l’hommage à Xenakis, un finale qui rassemble quatre pièces emblématiques du compositeur. Quatre pièces qui ont véritablement fait trembler la musique du XXe siècle.
Il faut pour cette conclusion de la journée Xenakis un dispositif musical égal à l’ambition de l’œuvre : les Percussions de Strasbourg, les chœurs de Flandre et de Riga réunis, le Brussels Philharmonic et un pianiste aux doigts de feu – Geoffrey Madge – sous la direction experte de Michel Tabachnik.
C’est entre autres grâce à ces quatre partitions que Xenakis a marqué comme nul autre son siècle : des déflagrations sonores chaque fois inouïes, des idées musicales hors du commun, défiant les conceptions ordinaires des formes établies.
Des glissandi de
Metastaseis aux chœurs de
Cendrées, des stupéfiantes percussions de
Persephassa à l’hypervirtuosité de
Synaphaï, ce programme résume vingt années où la musique de Xenakis n’évoquait rien d’autre qu’une ambition extraordinaire, comparable aux plus incroyables défis humains.
Une musique que les mots auront toujours la plus grande difficulté à rendre, qui dépasse les rituelles questions de modernité et de classicisme.
I. Xenakis © G. Rancy
- L'hommage à Iannis Xenakis bénéficie du soutien du : Réseau Varèse
- Avec le soutien de : la Sacem