Mririda
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Allégorie de la liberté et de la joie, le nouvel opéra d’Ahmed Essyad met en scène des hommes et des femmes en prise avec la guerre du Rif et le fondamentalisme dans le Haut-Atlas.

Inspiré par le témoignage du français René Euloge, Mririda est traversé par la question de la violence, celle qui divise l’humanité, transforme les uns en victimes, les autres en bourreaux, semant la détresse et le chaos. Son personnage principal Mririda N’Aït Attik est une poétesse, femme libre qui a vécu dans le Haut-Atlas marocain dans les années 1920. Forte de son pouvoir créateur qui impressionne les hommes, elle tente d’enrayer le cycle infernal de la destruction et de la mort, avec le soutien d’un homme étranger à son village. Son combat n’est hélas pas assignable à un lieu et à une époque précis ; c’est celui de nombreuses femmes d’aujourd’hui, comme le suggère Ahmed Essyad, dont Mririda est le septième ouvrage lyrique.

Rien ne prédestinait ce fils de maraîcher-éleveur marocain à devenir compositeur. Ce n’est d’ailleurs qu’à la faveur d’un concert de fin d’année dans son lycée, où il entend deux suites pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach qu’il découvre sa vocation. Formé au Conservatoire de Rabat, puis à Paris, il devient l’élève et l’assistant de Max Deutsch, qui avait lui-même été disciple de Schoenberg, sans perdre de vue ses racines.

Si sa musique n’est en aucune manière syncrétique et ne sonne pas comme la synthèse de deux traditions, en l’occurrence le sérialisme hérité de l’École de Vienne et la musique berbère, c’est parce qu’elle tisse de façon plus profonde ses différentes influences au nombre desquelles l’électroacoustique, les modes orientaux (maqâm), les rythmes binaires et boiteux construits sur des temps denses et clairs (dum et tak), les formes classiques des nawba et du muwachchah.

« Mririda parle de femmes libres, vivantes et résistantes, qui se lèveraient face aux fondamentalistes et revendiqueraient leur corps et la joie de vivre. Riche de mes précédentes expériences lyriques et de mes connaissances des musiques amazigh au Maroc, la mienne, ici, invente ses modes et s’inscrit dans la distance, hors de toute psychologie. Elle est énergie et prend sa dynamique dans le chant souterrain de la langue de Claudine Galea et de celle de Mririda, reine des fêtes et des hommes, une cheikha, belle, libre, maîtrisant la rime, le chant et la danse » déclare le compositeur.

L'opéra Mririda fera l'objet d'une captation par Radio France.

Rencontre autour de Mririda

vendredi 23 septembre à 12h30
Auditorium de la BNU de Strasbourg

Rencontre : musique et texte dans l’opéra
vendredi 30 septembre à 12h30

Auditorium de la BNU de Strasbourg

Diffusion sur France Musique le 9 novembre à 20h


Coproduction Opéra national du Rhin / Conservatoire de Strasbourg / Musica En partenariat avec le Centre social et culturel L'Escale


Avec le soutien de la SACD
En partenariat avec France Musique
Coproduction Opéra national du Rhin / Conservatoire de Strasbourg / Musica En partenariat avec le Centre social et culturel L'Escale

Ahmed Essyad
Mririda (2015-16) / 1h20

Choeurs de l'Opéra national du Rhin
Artistes de l’Opéra Studio de l’OnR
Ensemble orchestral du Conservatoire et de l’Académie supérieure de musique de Strasbourg / HEAR

Coproduction Opéra national du Rhin / Conservatoire de Strasbourg / Musica En partenariat avec le Centre social et culturel L'Escale


Avec le soutien de la SACD
En partenariat avec France Musique
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