2001, l'Odyssée de l'espace
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Sorti en 1968, le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick a révolutionné le cinéma de science-fiction mais également la relation entre musique et image, révélant, au passage, les micropolyphonies de György Ligeti à un très large public. Voir ou revoir ce monument du 7e art avec la bande-son interprétée en direct est une expérience à ne pas manquer.

Film policier, de guerre, d’horreur, historique et péplum, Stanley Kubrick a exploré tous les genres du cinéma pour en proposer sa version formalisée à l’extrême. Si la technologie permet aujourd’hui de créer des images plus impressionnantes que celles de 2001, l’Odyssée de l’espace, des réalisateurs comme Steven Spielberg et George Lucas continuent de tenir le chef-d’œuvre de Kubrick pour le mètre-étalon du space opera et son horizon indépassable. Le génie de ce film, aux dialogues réduits à l’essentiel, tient à sa puissance d’abstraction, à sa façon de laisser résonner les grandes questions métaphysiques – origine de la vie, de la connaissance, évolution de l’espèce – dans le silence assourdissant de l’espace. Mais également à son utilisation ingénieuse de la musique. Comme pour Spartacus et Dr Folamour, le réalisateur fit appel dans un premier temps à Alex North, dont le style conjuguant le modernisme russe de Chostakovitch et Prokofiev, le swing jazz, et un sens très personnel de l’orchestration, l’avait séduit.
Il demanda également à Frank Cordell de réaliser des arrangements d’œuvres de Gustav Mahler. Ce qui ne l’empêcha pas de monter, en attendant, les séquences de son film sur des compositions existantes de Johann et Richard Strauss, Aram Khatchatourian et Ligeti.

Aussi bon musicien était-il, North ne pouvait faire mieux que Ainsi parlait Zarathoustra, Le Beau Danube Bleu ou les Requiem, Lux Aeterna et Atmosphères de Ligeti. Sa partition, bien qu’enregistrée, ne fut donc pas utilisée. Kubrick, avec 2001, avait, de fait, inventé le vidéo-clip classique, au point que lorsque l’on entend aujourd’hui la fameuse valse de Strauss, on visualise aussitôt le vaisseau de 2001 tournoyant dans l’espace et non plus une scène de bal à Vienne. Le cinéaste reconduira l’expérience avec encore plus de pertinence en théâtralisant à coup de Beethoven et Rossini l’ultraviolence d’Orange Mécanique, confirmant une sensibilité lyrique et chorégraphique derrière la méthode géométrique et la hauteur de vue du démiurge.

Ancien assistant de Kurt Masur à Paris et de Bernard Haitink à Amsterdam, le chef Adrian Prabava dirige le Philharmonique de Strasbourg et Denis Comtet dirige le chœur Les Métaboles tandis que défilent les images de ce film-poème, rigoureux comme un traité scientifique et psychédélique comme un trip d’acide.

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Cette manifestation est en placement numéroté.


Présenté en collaboration avec Warner Bros., Southbank Centre London et British Film Institute


Avec le soutien du CNC
Le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, la Ville de Strasbourg, la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, et le Conseil Départemental du Bas-Rhin, partenaires Musica, parrainent la soirée d’ouverture
Présenté en collaboration avec Warner Bros., Southbank Centre London et British Film Institute

Ciné-concert

Musiques live de Richard Strauss, György Ligeti, Johann Strauss fils et Aram Khatchatourian


Orchestre philharmonique de Strasbourg
Les Métaboles

Présenté en collaboration avec Warner Bros., Southbank Centre London et British Film Institute


Avec le soutien du CNC
Le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, la Ville de Strasbourg, la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, et le Conseil Départemental du Bas-Rhin, partenaires Musica, parrainent la soirée d’ouverture
Présenté en collaboration avec Warner Bros., Southbank Centre London et British Film Institute