Jeunes talents, saxophone
programme (PDF)

Après les compositeurs, les percussionnistes et pianistes, c’est au tour des jeunes et talentueux saxophonistes de la classe de Philippe Geiss de présenter un programme de très grande variété et exigence. Troisième volet des « jeunes talents » 2015.

Le saxophone occupe une place à part dans la musique. Instrument transfuge par excellence, il a dû construire sa propre histoire quelquefois à l’ombre des formations symphoniques, souvent à la lumière des scènes d’avant-garde, le jazz en étendard. Instrument de liberté, au son contestataire, il a la particularité de rassembler une large famille – du sopranino au tubax ou saxophone contrebasse – qui donne la mesure de l’étendue de ses possibles.

Philippe Geiss incarne cet esprit ouvert à toutes les aventures. Interprète, compositeur, pédagogue, il a toujours privilégié les passerelles, partenaire de Jean-François Zygel aussi bien que du jazzman Jerry Bergonzi ou du percussionniste Emmanuel Séjourné avec lequel il obtient le prix de l’Académie du disque français pour ses arrangements de Debussy, Ibert et Milhaud.

Ses étudiants, français, argentin, israélien, japonais et grec, ont travaillé sur un programme représentatif de la diversité du répertoire. De Paul Hindemith qui composa en 1933 son Konzertstück alors même que le saxophone était interdit dans l’Allemagne nazie, à Christian Lauba à qui l’instrument doit de nombreuses pièces. Stockhausen et Donatoni, personnalités emblématiques de l’avant-garde contemporaine, côtoient ici deux très jeunes compositeurs, Tomasz Skweres né en 1984 à Varsovie et Jean-Patrick Besingrand né en 1985 à Bordeaux.

Ce programme qui couvre presque un siècle de musique est une magnifique introduction à l’univers du saxophone contemporain.


En partenariat avec le Conservatoire de Strasbourg et la Haute école des arts du Rhin (HEAR)
Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère et de la Sacem

En partenariat avec le Conservatoire de Strasbourg et la Haute école des arts du Rhin (HEAR)
Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère et de la Sacem