Jean-Frédéric Neuburger, piano
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Pour sa première apparition à Musica, le jeune pianiste phénomène livre un programme aussi virtuose qu’aventureux.

Admis au Conservatoire Supérieur à quatorze ans (en 2000), débutant sa carrière à seize, compositeur autant qu’interprète, se consacrant avec appétit à la musique de ses contemporains, Jean-Frédéric Neuburger est l’un de ces musiciens prodiges que rien n’arrête, si ce n’est le temps des œuvres.

De Franz Liszt à Yves Chauris, son récital s’articule autour de quelques références et de l’exercice propice des études – Dutilleux, Ligeti, Jarrell. Celles de Ligeti bien sûr qui sont comme l’un des derniers monuments posés dans le jardin foisonnant de la littérature pianistique. Neuburger en retient singulièrement trois numéros du livre I : le fort contraste entre le Désordre (n°I) et les quintes des Cordes à vide (n°II), semble se résoudre dans l’ostinato de Un Automne à Varsovie (n°VI).

Les trois préludes regroupés par Dutilleux en 1994, écrits à des périodes différentes (1973, 1977, 1988), offrent étrangement un parcours parallèle, bien que ne recourant pas strictement au principe de l’étude.

Composée pour le concours international Franz Liszt de Weimar-Bayreuth et créée à cette occasion en 2011, l’Étude de Michael Jarrell développe une virtuosité et une fougue qui vont progressivement vers l’épuisement et l’épure.