Ensemble intercontemporain
programme (PDF)

Sous la direction de Matthias Pintscher, son directeur musical depuis 2013, l’Ensemble intercontemporain fait entendre à Strasbourg trois univers musicaux contrastés dont la création mondiale de Dieter Ammann et le deuxième volet du portrait consacré par Musica à Ondrˇej Adámek.

Compositeur et chef d’orchestre, comme ses illustres prédécesseurs Pierre Boulez et Peter Eötvös, Matthias Pintscher a donné depuis l’automne dernier un nouvel élan à l’Ensemble intercontemporain, fort de son expérience à la tête des principales phalanges mondiales (New York, Londres, Berlin, Cleveland, Chicago, Philadelphie ou encore l’orchestre du Théâtre Mariinsky…)

bereshit est sa dernière partition pour grand ensemble. « Ce qui m’intéresse ici, est l’émergence de sons et de couleurs, la conception d’une sonorité en perspective. La pièce se construit comme un grand flux, un continuum de sons et d’événements qui se transforment en permanence au fur et à mesure que la partition grandit. » Le titre renvoie au premier mot de la Torah et de l’Ancien Testament : un commencement (et non au commencement), soit un point clé qui suppose plusieurs éventualités.

Commande de l’Ensemble intercontemporain, Nôise d’Ondrˇej Adámek a été créée en 2010 à Paris. Conçue alors que le compositeur était en résidence à la Villa Kujoyama, la pièce se découpe en trois parties inspirées de la culture japonaise : « Masque » prend sa source dans le chant très lent d’un acteur de Nô, « Marionnette » dans les attaques acides et violentes du shamisen (instrument à cordes qui accompagne le narrateur du Bunraku), « Mantra » enfin dans la récitation répétitive de sutras par les moines bouddhistes. Le compositeur va jusqu’à convoquer la vocalité des musiciens pour lui trouver sa juste dimension rituelle.


France 3 Alsace accueille Musica