Orchestre philharmonique de Strasbourg

L’Orchestre philharmonique de Strasbourg inaugure la nouvelle résidence de Kaija Saariaho avec un programme boréal. Les œuvres de la compositrice finlandaise et de son compatriote Magnus Lindberg font écho aux pionniers nordiques que furent Grieg et Sibelius.

Kaija Saariaho est une personnalité secrète et convaincante du monde musical contemporain. Ses opéras notamment (L’Amour de loin en 2000, Adriana Mater en 2005), et son oratorio La Passion de Simone (2006) – trois œuvres nées d’une étroite collaboration avec l’écrivain Amin Maalouf et le metteur en scène Peter Sellars – ont largement contribué à une rare et justifiée renommée internationale.

À l’origine, sa musique est pourtant d’essence instrumentale avant d’être vocale ou lyrique, avec une prédilection pour le travail sur les timbres et les textures. Son parcours à l’Ircam dans les années 80 et sa fréquentation de l’école spectrale auront de ce point de vue une influence véritable sur son écriture et son esthétique.

Le concerto L’Aile du songe, inspiré de Saint-John Perse, en est une belle illustration : « D’une manière générale, la flûte m’est un instrument très proche (…) J’aime le son où la respiration est toujours si présente et les possibilités timbrales qui conviennent à mon langage musical» dit la compositrice.

Magnus Lindberg révèle un autre tempérament : Arena 2, version revisitée et chambriste d’une plus vaste orchestration créée en 1995 (donnée à Musica en 1997 à l’occasion d’un portrait du compositeur) est un vif déferlement, où les horizons et scintillements harmoniques se succèdent pour créer un paysage rayonnant, une manière sans aucun doute de poursuivre l’exploration d’un monde où ciel et terre se confondent.


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