Quatuor Diotima
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Deuxième concert présentant une partition de jeunesse, inédite, de Jean Barraqué. Un retour vers le futur mis en parallèle avec les œuvres récentes de Philippe Manoury (troisième étape du parcours que lui consacre le festival) et d’Alberto Posadas où le quatuor devient quintette.

Avec Tensio, créée fin 2010 à Paris, Philippe Manoury poursuit son travail sur la grande forme (l’œuvre excède ici encore les quarante minutes) et la relation intime de l’instrument avec l’électronique. Allusion à la tension des cordes, exacerbée par la lutherie informatique, ce deuxième quatuor à cordes est construit en sept sections qui privilégient successivement la mobilité, la pression, le glissando, la densité, la variation, les pizzicati, la rotation… grâce à l’apport de systèmes de synthèse sonore encore inédits. On y retrouve certains enjeux déjà explorés par le compositeur dans des partitions plus anciennes (Partita I, par exemple) et surtout cette quête inaltérée d’inventer une musique dont la machine est un véritable partenaire.

Dans Del reflejo de la sombra (Du reflet de l’ombre) composé également en 2010, le partenaire n’est pas l’électronique, mais une clarinette basse qui « doit à la fois fusionner et se distinguer du quatuor à cordes ». Alberto Posadas (né en 1967) en est déjà à sa septième partition pour quatuor, la sixième à être créée par les musiciens du quatuor Diotima. Il y révèle une formidable maîtrise du genre.


Avec le soutien de la Sacem