Radio-Sinfonieorchester Stuttgart des SWR / SWR Vokalensemble
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En final du festival, le deuxième volet du diptyque de Johannes Maria Staud et la conclusion du focus consacré à Philippe Manoury. Noon convoque un impressionnant dispositif : voix soliste, chœur, électronique et orchestre servent ensemble les poèmes d’Emily Dickinson.

Philippe Manoury entretient une relation particulière à la poésie. Cette façon qu’ont les poètes d’inventer la phrase qui n’existe pas ou un assemblage de mots qui renouvèle la richesse de la langue, le fascine. Qu’Emily Dickinson – poétesse américaine majeure dont rien ou presque ne fut publié de son vivant – « ait pu porter sa pensée à ce niveau d’incandescence dépasse mon entendement », dit-il.

Noon a fait l’objet d’une longue et délicate préparation. À « composer un ensemble de mélodies pour voix et orchestre, j’ai préféré plutôt créer des univers sonores et musicaux dont le poème serait parfois le centre, parfois l’origine, parfois l’aboutissement » (…) et « élaborer des architectures musicales de grandes proportions » qui font état du « temps de résonance » de cette poésie.

La soprano est le personnage principal de Noon, parfois remplacée par une voix enregistrée, lisant les poèmes. Le chœur disposé à l’intérieur de l’orchestre, effectue la transition entre la voix soliste et l’orchestre, alors que l’électronique crée des contrepoints virtuels et l’espace acoustique propre à cette imposante partition, une des plus importantes que le compositeur ait livrée ces dernières années.


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