Concert Xenakis #3
programme (PDF)

Suite de l’hommage rendu par Musica à Iannis Xenakis. Ces trois partitions pour « petit orchestre » sont représentatives de ses années quatre-vingt.

Thalleïn, Jalons et Epicycle sont écrites pour une formation quasi identique (une quinzaine de musiciens) à celle de la Symphonie de chambre opus 9 d’Arnold Schoenberg qui inaugure le XXe siècle. Dans Epicycle, le violoncelle sort de l’ensemble pour prendre une partie solo, concertante.

Xenakis, dont la musique a davantage recours aux grandes phalanges (de Metastaseis ou Pithoprakta, à Jonchaies) ou à des formations inattendues, spécifiques (Eonta, À Colone, Persephassa…) qu’à l’« orchestre symphonique en miniature », n’en abandonne pas pour autant son langage et son travail instrumental. Le vibrato pour les cordes y est prescrit, l’effet sonore y domine tout autre paramètre, qu’il soit harmonique, mélodique ou rythmique.

L’âpreté, l’aspect quelquefois massif et sans concession de ces œuvres est le résultat d’une pensée plus générale du compositeur sur des questions universelles, dont le temps est un élément central. « Nous voyons à quel point le temps baigne la musique de partout. Le temps sous forme de flux impalpable ou le temps dans sa forme gelée, hors temps, rendue possible grâce à la mémoire. Le temps est le tableau noir sur lequel s’inscrivent les phénomènes et leurs relations hors temps de l’univers où nous vivons » écrivait-il en 1988.

musikFabrik © K. Rudolph


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