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« Je dirai que ce sixième quatuor participe du mystère, comme le mystère de la Sainte Trinité nous est révélé, simplement qu’ici, cela est païen et que j’y ajoute un plus trois » nous confie Marc Monnet, iconoclaste et transgresseur musical, avant la création par les quatre musiciennes de Psophos de son nouvel opus. Le mystère – le compositeur a perpétuellement tenté d’en mettre dans son travail – d’une forme si établie qu’elle suggère l’aboutissement. « Je veux explorer le rapport entre le vu et l’entendu », interroger les incompréhensions nées du texte ou de l’image, à l’aune de l’abstraction sonore.
De mystère, il est aussi question chez Dutilleux. D’une poésie secrète qui parcourt sa musique, dans sa longueur. La simple évocation de ce quatuor désormais classique renvoie, comme l’a écrit Dutilleux, à un climat poétique et spirituel. Rien de concret dans ce chef d’œuvre, mais une évidence : nocturnes, constellations, temps suspendu… appellent au mystère, au lointain, à une alternance d’immobilité et d’agitation.