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Défi et curiosité. Après avoir récemment enregistré l’intégrale de Schoenberg, Berg et Webern, le brillant concertiste belge Jan Michiels, notamment lauréat du concours Reine Elisabeth en 1991, se pose d’autres enjeux. Pour son récital strasbourgeois, il se confronte ainsi à la diabolique transcription de la Symphonie de chambre op. 9 de Schoenberg, réalisée au tournant des années vingt par Eduard Steuermann, et à la littérature pianistique de la nouvelle génération.
Si seul Bruno Mantovani explicite la fonction d’études à ses pièces (« pour la main gauche » et « pour les ornements » qui achèvent le cycle débuté dans un précédent concert du festival), le piano reste bien l’instrument des recherches : techniques, styles, modèles. Avec Haos, Christophe Bertrand explore d’abord une harmonie immobile avant de jouer sur la virtuosité. Johannes Maria Staud cite Jean-Paul Sartre : « Je me disais, en suivant le balancement des branches : les mouvements n’existent jamais tout à fait, ce sont des passages, des intermédiaires entre deux existences, des temps faibles ». Pour Bewegungen (mouvements), sa première pièce pour piano, et Peras, sa seconde, évoque l’ordonné, le microcosmos, opposé à l’infini, le macrocosmos, traité – ailleurs – avec l’orchestre. Misato Mochizuki, enfin, fait appel au ruban de Moebius, pour modéliser sa partition.


La DRAC Alsace


Bruno Mantovani

Extrait de Quatre études pour piano

Arnold Schoenberg

transcription E. Steuermann (1921)

Johannes Maria Staud
Peras (2004) / 8’
Bruno Mantovani

Extrait de Quatre études pour piano

La DRAC Alsace