programme (PDF)

Grâce à György Ligeti (1923) et son Concerto de Chambre (écrit en 1970), la deuxième moitié du XXe siècle et l’ensemble instrumental possèdent leur partition de référence. Face à cet art du timbre et du temps, à sa dramaturgie acoustique exemplaire, comment la jeune génération se situe – ou ne se situe-t-elle pas ? Question à mille réponses, dont on attend avec intérêt qu’Enno Poppe (1969), Arnulf Herrmann (1968) et Johannes Maria Staud (1974), par effet de voisinage, apportent leurs contributions personnelles.

Johannes Schöllhorn, compositeur à l’honneur cette année, choisit quant à lui de la traiter par le Rondo, cette forme
« épuisée » qui évolue, au détour de sa répétition, et donne naissance encore à une chose neuve. Écrit en 1997 pour violon et grand ensemble, le Rondo de Johannes Schöllhorn s’appuie sur le principe du refrain, comme le poème de René Char et André Breton dont il s’inspire.


France Musique