Les œuvres de ce soir sont nées de la maîtrise du trompe-l’oreille et de l’artifice. Misato Mochizuki s’ingénie à créer des toupies vives et des kaléidoscopes sonores. Pour échapper aux splendeurs molles de l’aquarelle, à la lenteur du spectre, sa musique joue de la vitesse pulsée et de l’objet trouvé. L’exploration de son œuvre débouche sur un autre tour de force, celui de George Benjamin qui « orchestre » littéralement deux altos. Marc Monnet, enfin, entreprend l’hybridation de styles divergents. Bosse, crâne rasé, nez crochu, qui n’est pas un autoportrait, expose le caractère monstrueux de ce qui aurait pu être un concerto.


La SACEM