György Kurtág
Hongrie (1926)


Marqué par Bartók, mais aussi par des œuvres comme Gruppen de Stockhausen et Artikulation de Ligeti qui sont de véritables chocs pour lui, György Kurtág puise aux maîtres du passé (Machaut, Schütz, Bach ou Beethoven) comme aux techniques sérielles et à ses contemporains. Il évite les courants identifiés tout en affirmant sa position : rester « à l'écoute et à l'écart ».

Son langage est basé sur une extrême concentration du matériau et une esthétique du fragment, d’une richesse expressive incomparable. Le catalogue de Kurtág est en effet parcouru de formes brèves et de petits effectifs, comme le cycle Microludes (1977-78) ou les Játékok(« Jeux », 1973-2010) qui regroupent plus de trois cents pièces et constituent une véritable encyclopédie de la pensée du compositeur. La publication des volumes 9 et 10 des Játékok est prévue respectivement pour fin 2016 et 2018.

Ses œuvres vocales interrogent toujours le texte dans toute sa subtilité, comme dans Kafka-Fragmente (1985-87), et sont souvent réunies en cycles : Les Dits de Peter Bornemisza, « concerto pour soprano et piano » (1963-68) ou les Messages de feu Demoiselle Troussova pour soprano et ensemble (1976-80). S'il offre de nombreuses pages de musique de chambre, il aborde peu le répertoire pour orchestre, à l'exception de Stele (1994) ou …Concertante… (2003). Professeur de piano et de musique de chambre à l'Académie de musique de Budapest de 1967 à 1986, il poursuit encore aujourd'hui son activité de pédagogue.