Ahmed Essyad
Maroc (1938)


Maroc/France

Ahmed Essyad revendique une double culture, à la fois arabo-islamique et occidentale. Son intérêt pour les musiques arabo-andalouse et berbère n'a cessé tout au long de sa carrière de nourrir son œuvre, notamment en fondant sa réflexion sur l'oralité. Elève de Max Deutsch à Paris dès 1962, il devient son disciple privilégié et s'initie auprès de lui à l'œuvre d'Arnold Schoenberg, qui fortifie son sens inné de la rigueur, du respect de l'artisanat, de l'intégrité intellectuelle et artistique.

Passionné par la voix, il lui consacre la plus grande partie de son œuvre : Le collier des ruses (1977), L'Eau, (1985), L'Exercice de l'amour (1994), Héloïse et Abélard créé en 2000 à l'Opéra national du Rhin, Voix interdites, cycle de neuf pièces pour voix et ensemble instrumental créé à Musica 2005 et Passion, créé en janvier 2011 au Maroc. La dimension lyrique de l'œuvre d'Ahmed Essyad ne saurait faire oublier son travail électroacoustique (Toubkal, Taqsim, Sultanes) ni son intérêt pour la musique instrumentale sous ses différentes formes : pièces pour solistes

(Le Cycle de l'eau pour flûte et piano), formations de chambre (Never More, l'Arganier pour quatuor à cordes), grand orchestre (Tifounacine), musiques de film (l'Azzerda d'Assia Djebbar). Récemment, Chant Alluvial pour mezzo-soprano et orchestre sur un texte d'Ibn'Arabî, a été créée en 2013 au Festival Présences de Radio France à Aix-en-Provence.