Richard Strauss
Allemagne (1864 - 1949)


Richard Strauss s’illustre tout particulièrement dans les domaines du poème symphonique (Don Juan, Ainsi parlait Zarathoustra, Don Quichotte) et de l’opéra (Salomé, Elektra, Le Chevalier à la rose). Sa musique est marquée par une expressivité poussée à l’extrême, ses orchestrations repoussent les limites des effectifs traditionnels. Il mène une double carrière de compositeur et de chef d’orchestre ; il dirigera ainsi la Staatskapelle Berlin, sera premier chef de l’Opéra de la Cour de Munich puis de l’Opéra d’État de Vienne.

Dans la continuité de Liszt et de Berlioz, il développe le genre du poème symphonique, qui s’articule non sur une forme en plusieurs mouvements, mais sur une idée, une histoire, des personnages, voire un texte. De Wagner, il reprend le principe des leitmotivs, ces motifs musicaux qui symbolisent les personnages ou les idées tout au long de l’œuvre. Il conçoit d’ailleurs des brochures destinées à guider les auditeurs lors des concerts. Dans ses opéras, il aborde des thèmes qui choquent le public : l’inceste dans Salomé, le matricide dans Elektra.

En 1933, Strauss devient Président de la Chambre de musique du Reich et composera même un Hymne olympique pour les Jeux de Berlin de 1936. Écarté par le régime, il sera reconnu coupable par la Chambre de dénazification pour finalement être innocenté quelques mois avant sa mort.
La vie créatrice de Richard Strauss s'achève par les Quatre derniers lieder (1948) pour soprano et orchestre, l’une de ses œuvres les plus poignantes et véritable chant du cygne du compositeur.