François Bayle
France (1932)


Après une enfance à Madagascar puis Bordeaux, François Bayle s’installe à Paris en 1954 et aborde en autodidacte la composition musicale. Engagé presque dès le départ dans l’aventure de la musique concrète auprès de Pierre Schaeffer dont il devient un collaborateur très proche, il assume dès 1966 la responsabilité du GRM, qu’il renouvellera considérablement et qu’il dirigera de 1975 à 1997. Cette activité va le conduire à conjuguer sous bien des formes création et recherche, pratique et théorie, outils du faire et de l’entendre.

Sa production, tout en restant fidèle à l’attitude concrète, cherche à en renouveler les sonorités et le langage. Dès 1974, il imagine un dispositif original de projection sonore généralisable à toutes les esthétiques : l’Acousmonium. Mis à part quelques premières œuvres instrumentales, la production de François Bayle se réalise exclusivement en studio « pour sons projetés » (Espaces Inhabitables, 1967 ; Expérience Acoustique, 1969-72 ; Tremblement de terre très doux, 1978).

Des années 80 jusqu’à ce jour son répertoire s’accroît d’œuvres utilisant de plus en plus les ressources audionumériques et multiphoniques, impliquant toujours davantage l’écoute du mouvement et de ses figures. Aux côtés d’œuvres de longue durée qui engagent à une immersion complète et transforme la perception habituelle (Erosphère, 1980 ; Son Vitesse-Lumière, 1981-83), se trouvent des œuvres « à thème », s’attachant à une dimension morphologique particulière, ressort d’un fantasme d’écoute (Rien n’est réel, 2010-11 ; Opus 101 ou Deviner-devenir /2, 2014).