Maurice Duruflé
France (1902 - 1986)


Maurice Duruflé fait partie d’une illustre génération de compositeurs-organistes, à l’instar d’Olivier Messiaen ou Jehan Alain pour ne citer que ses contemporains. Il est profondément marqué par le plain-chant qu’il pratique dans son enfance à la maîtrise Saint-Évode de Rouen. Il étudie l’orgue à Paris avec Charles Tournemire (dont il devint l’assistant à l’Église Sainte-Clotilde), Louis Vierne (il sera son suppléant à la Cathédrale Notre-Dame de Paris) et Eugène Gigout, ainsi que la composition avec Paul Dukas au Conservatoire de Paris. De 1930 jusqu’à sa mort en 1986, il est titulaire des orgues de l’Église Saint-Étienne-Du-Mont de Paris.

Il s’attache lui aussi à transmettre savoir et éthique à d’innombrables organistes, tant au Conservatoire de Paris (dès 1942, comme suppléant de Marcel Dupré puis, de 1942 à 1970, comme professeur d’harmonie), qu’avec ses élèves particuliers.

Guidé par l’idéal de magnifier le plain-chant et revendiquant l’usage de la modalité, il ne force pas sa nature pour prendre sa place dans les esthétiques nouvelles. L’exigence qu’il s’impose se reflète dans sa production musicale peu abondante. Son catalogue comporte bien évidemment de la musique d’orgue et des œuvres liturgiques comme le mondialement célèbre Requiem, la Messe Cum jubilo et un Notre Père. Mais il faut également compter quelques pièces de musique de chambre et pour orchestre, Trois danses et Andante et Scherzo qui expriment une confiance en un ordre du monde que le XXème siècle a tant bousculé.