Alexander Schubert
Allemagne (1979)


Passionné par l’électronique, Alexander Schubert aime mélanger les styles et les influences. À la base de sa musique se trouvent en effet ses expériences musicales de jeunesse – hardcore, free jazz ou techno – qu’il façonne et combine à des concepts de musique contemporaine. L'interprétation – la « performance » – occupe par ailleurs une place majeure dans son travail, et plus globalement l'utilisation du corps dans la musique électronique. Depuis 2009, il s'intéresse à la captation du geste dans son travail d'écriture et en tant que chercheur – sujet de son doctorat, en cours. Ces différentes préoccupations convergent toutes vers un même objectif, véritable ligne de force de son travail : faire jaillir un maximum d'énergie.

Depuis 2011, Alexander Schubert enseigne l'électronique temps réel au Conservatoire de Lübeck et y dirige le studio d'électronique. Il a étudié la bioinformatique à Leipzig et la composition multimédia avec Georg Hajdu et Manfred Stahnke à Hamburg. Ses œuvres ont été interprétées par des ensembles comme Ictus, Nadar, Intégrales… et ces dernières années, il a reçu notamment des commandes du festival de Huddersfield, de l'Ircam ou encore de la Kulturstiftung Hamburg.
Ses dernières œuvres laissent une large place aux expériences visuelles et sensorielles, à l’instar de Black Mirror (2016), installation avec instruments, lumières, vidéo et électronique qui prend place dans et autour d‘un hôtel abandonné près de Luxembourg ; ou de Solid State (2016), installation audio-visuelle qui aborde l’expérience des rave party.