Raphaël Cendo
France (1975)


Marqué par la musique spectrale, par Brian Ferneyhough et Fausto Romitelli mais également par les musiques actuelles, Raphaël Cendo exploite dans sa musique la saturation sonore et développe volontiers un concept de l'excès. Excès de matière, d'énergie, de mouvement et de timbre, qui manifeste une volonté de dépassement des limites et de perte de contrôle. Cette saturation agit autant sur l'écriture et le processus de composition que sur l'interprétation, et exige un travail approfondi avec les interprètes.

Ces principes se retrouvent dès sa première œuvre pour grand orchestre Rage in the heaven city (2004) et parcourent son catalogue, que ce soit dans des pièces solistes (Décombres pour clarinette contrebasse et électronique, 2006), de musique de chambre et d’ensemble (quatuor à cordes In Vivo, 2008-2011 ; Action Directe, 2007) ou de larges fresques comme Introduction aux ténèbres (2009) et Registre des lumières (2013).

Raphaël Cendo étudie le piano et la composition à l'École Normale de Musique de Paris, puis intègre la classe de composition du CNSMD de Paris et suit le cursus d'informatique musicale de l'Ircam qu'il achève en 2006. De 2009 à 2011, il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. En 2012, il est professeur invité aux cours d'été de Darmstadt et aux sessions de compositions Voix nouvelles à Royaumont. En 2015, il cofonde avec Yann Robin l’académie de composition « Université d’altitude », à Saint-Martin-Vésubie.
Il reçoit en 2009 le prix Pierre Cardin de l'Académie des Beaux-Arts et en 2011 le Prix Hervé Dugardin de la Sacem. Ses œuvres sont jouées par des formations renommées telles que l'Ensemble intercontemporain, l'Orchestre de la Radio de Munich, le Quatuor Diotima ou l'Ensemble Ictus.
Sa dernière œuvre pour orchestre Denkklänge a été créée par l’Orchestre Philharmonique de Radio France au Festival Présences 2017. Raphaël Cendo vit et travaille à Berlin.