Jean-Charles Fitoussi
France (1970)


Jean-Charles Fitoussi est un cinéaste à l'œuvre atypique, mêlant réalité, poésie et fantastique, interrogeant le temps, le hasard, la joie et le « privilège d’exister ». L'ensemble de ses films est regroupé sous le titre Le Château de hasard, qui se subdivise en différents cycles : le « rez-de-jardin », les « dépendances », « le premier étage ». Les personnages se retrouvent et se croisent de film en film.

Il reçoit le prix Jean Vigo en 2013 et la Cinémathèque Française lui consacre une rétrospective intégrale au début de l'année 2014. Sa filmographie débute par deux courts métrages : Aura été (1994) et D'ici là (1995-1997), ce dernier tourné à Rome et sélectionné au festival de Locarno. Entre 1996 et 2007, il est assistant des cinéastes Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, et réalise un documentaire sur leur travail (Sicilia! Si gira, 2001). Son premier long métrage Les jours où je n'existe pas (2002), adapté librement d'une nouvelle de Marcel Aymé, conte l'histoire d'un homme qui n'existe qu'un jour sur deux. Il obtient le Grand Prix au festival de Belfort ainsi qu'un prix au festival de Turin (meilleur long métrage).

Sa méthode, fondée sur l’improvisation, très souvent sans dialogue ni scénario préalables, laisse une place de choix au hasard et fait appel à tous les formats possibles : courts et longs métrages, 35 mm, vidéo, numérique, téléphone portable (Nocturnes pour le roi de Rome, réalisé alors qu'il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 2005, est le premier long métrage tourné sur téléphone portable ; il réalise aussi la série de miniatures Temps japonais en 2008 lors de sa résidence à la Villa Kujoyama). Son dernier film De la musique ou La Jota de Rosset sortira en salles en 2015.