Gilles Racot
France (1951)


Gilles Racot étudie les arts plastiques à Paris et aborde la composition musicale en autodidacte, avant de devenir l’élève de Pierre Schaeffer et de Guy Reibel au CNSMD de Paris (1979-82). Proche des activités du Groupe de Recherches Musicales – notamment pour le perfectionnement des outils logiciels GRM Tools – mais aussi impliqué dans l'équipe « Analyse/Synthèse » de l’Ircam, Gilles Racot est l’un des rares compositeurs indépendants de sa génération.

Sa première passion pour la peinture trouve un écho dans ses compositions, tel Noctuel pour basson et électroacoustique (1987/1994), hommage à l’œuvre de Pierre Soulages, ou encore Subgestuel (créée par les Percussions de Strasbourg en 1992), œuvre inspirée par la peinture de Zao Wou-Ki qui transpose aux percussions la « chorégraphie » des peintres : gestes plus ou moins larges, techniques d’application de peintures sur la toile…

Il réalise, au sein du GRM, plusieurs pièces mixtes (Arboral II pour petit ensemble et bande, 1983 ; Jubilud’à pour voix, instruments et bande, 1984), associant des dispositifs instrumentaux et leur transformation par ordinateur. Il nourrit son approche de l’écriture instrumentale par l’expérience électroacoustique et inversement, notamment en ce qui concerne les manières de créer un tissu musical, de moduler les profils dynamiques, d’opérer des équivalences de traitements comme les filtrages de masse, l’animation ou la densification des textures, les substitutions ou les compositions d’attaques.

Les partitions de Gilles Racot requièrent de la part des interprètes un véritable investissement physique, une énergie et un travail sur les jeux des dynamiques associé à des variations d’émission portant sur le timbre.