Jean-Marc Foltz
France


Grandi entre répertoire symphonique, musique vocale et orchestres de swing, Jean-Marc Foltz négocie ensuite de fructueux zigzags, favorisé par une curiosité aiguisée et des rencontres opportunes qui font de lui un clarinettiste majeur et des plus atypiques en ce début de siècle. Rompu à l’interprétation classique, vite attiré par la création contemporaine, il côtoie à partir de 1988 les compositeurs européens les plus importants avec Accroche Note et devient en 1992 soliste de musikFabrik à Düsseldorf, travaille de 1993 à 1995 avec et l’Ensemble intercontemporain puis collabore avec Alternance ou Linea et contribue à la fondation de United Instrument of Lucillin à Luxembourg… qui l’aident à creuser la relation instrumentiste-compositeur et à approfondir sa connaissance des langages. De 1994 à 1999, il soutient activement les jeunes compositeurs avec son propre ensemble Quiproquo en compagnie du percussionniste Guy Frisch.
L’année 2000 marque un tournant dans sa carrière qui s’ouvre à la diversité des « familles » du jazz et des musiques traditionnelles et s’enrichit de rencontres exceptionnelles – Bill Carrothers, Joe McPhee, Claude Tchamitchian, Araïk Bartikian, Keyvan Chemirani, Dino Saluzzi ou Hanna Schygulla… de complicités au long terme comme Le Trio de clarinettes avec Armand Angster et Sylvain Kassap et de nombreux projets en compagnie de Stéphan Oliva et de Bruno Chevillon.
Polyglotte, Jean-Marc Foltz possède un « bagage » de voyageur insatiable, aussi à l’aise comme interprète des répertoires que comme improvisateur et dans ses propres compositions. Les quarante enregistrements de sa discographie témoignent avec éloquence de ce parcours éclectique. En 2012, il fonde avec le guitariste Philippe Mouratoglou le label Vision Fugitive, illustré par le dessinateur Emmanuel Guibert.
Il enseigne à l’Académie supérieure de musique de Strasbourg-HEAR et au CNSMD de Lyon et développe une pédagogie de recherche et de transversalité qui cultive le contrepoint des esthétiques et des genres.