Luciano Berio
Italie (1925 - 2003)


Luciano Berio se forme au Conservatoire de Milan, puis à Tanglewood auprès de Luigi Dallapiccola et à Darmstadt. Sa musique embrasse des matériaux hétérogènes, savants ou populaires, des sources historiques ou géographiques éloignées, des références musicales ou extra-musicales très diverses et tisse entre eux des relations qui permettent d’atteindre une unité supérieure. Attentif à toutes les cultures, il nourrit sa création de sa passion pour la littérature, le théâtre et la poésie, en collaborant notamment avec les écrivains Edoardo Sanguinetti (Passaggio, 1961-62) et Italo Calvino (l’opéra La Vera Storia, 1977-78).

Passionné par la virtuosité instrumentale, il entame en 1958 la série des Sequenzas dont la composition s’étendra jusqu’en 1965, et repousse les limites des instruments solistes (violon, trompette, accordéon, guitare, alto ou voix). La voix reste une inépuisable source d’inspiration pour Luciano Berio. Il explore sans relâche les relations entre texte et musique, fruit de son intérêt pour la linguistique et des travaux menés avec Umberto Eco sur l’onomatopée (Thema (Ommagio a Joyce), 1958 ; Circles, 1960 ; Visage, 1960-61). En 1968, il compose Sinfonia qui, avec ses multiples collages d’œuvres du répertoire, traduit son besoin constant d’interroger l’histoire.

Parallèlement à son activité créatrice, Luciano Berio dirige les plus grands orchestres symphoniques, enseigne à Tanglewood, Dartington, Cologne, Harvard et New York et s’implique activement dans les institutions musicales italiennes et étrangères. Il fonde en 1956 la revue Incontri musicali et, avec Bruno Maderna, le Studio di Fonologia Musicale de la RAI. En 1987, fort de sa collaboration avec l’Ircam (1974-80), il crée à Milan le premier institut de recherches musicales italien, Tempo Reale.

Participations comme auteur


Participations comme interprète