Johannes Maria Staud
Autriche (1974)


La musique de Johannes Maria Staud, séduisante et profonde, témoigne de son incroyable maîtrise de l'orchestration et de son sens inné de la forme. Chaque œuvre est pour lui le fruit d'une longue maturation et d'une attention portée jusque dans les moindres détails.

Son catalogue est révélateur d'une évolution constante et laisse apparaître des séries de compositions (les trois Incipit, les deux Dichotomie). Johannes Maria Staud puise une grande partie de son inspiration dans la littérature, et plus globalement dans le patrimoine artistique : Apeiron (2004-05) est inspiré des idées de Leonardo da Vinci et du philosophe grec Anaximander ; dans Segue (2006), il a orchestré un fragment d'une œuvre de Mozart ; Black Moon,pour clarinette basse (1998), fait référence au film éponyme de Louis Malle.

Il étudie la composition aux Musikhochschulen de Vienne et de Berlin avec Michael Jarrell et Hanspeter Kyburz, ainsi que la composition électroacoustique, l'harmonie et le contrepoint. Il suit des études de philosophie et de musicologie, puis aborde le langage complexe de Brian Ferneyhough lors de master classes. Ses œuvres sont créées sous la direction des meilleurs chefs (Daniel Barenboim, Sir Simon Rattle, Emilio Pomárico ou Dennis Russell Davies) et interprétées par de prestigieux orchestres : le Berliner Philharmoniker, le Cleveland Orchestra ou encore le BBC Symphony Orchestra.

En 2014, son opéra Die Antilope est créé au Festival de Lucerne dans le cadre d’une résidence. L’Ensemble intercontemporain crée Par là en mai 2016.