Philippe Schoeller
France (1957)


L’esthétique de Philippe Schœller peut être associé à des notions de couleur, de transparence et de subtilité, mais aussi énergie et de souplesse. Son écriture, allant de l'œuvre solo extrêmement dépouillée (Hypnos linea, 2007) au très large orchestre – Ritualis Totems (avec chœur, 2007) ou les plus récents Songs from Esstal, I, II et III (créés au festival maniFeste en 2013, par Barbara Hannigan et l'Orchestre de Radio France) –, témoigne d'un grand soucis du détail et d’une certaine quête de vertige, propre à sa passion pour les « perceptions texturales » : vagues, flux des vents dans les roseaux, vols d'étourneaux, nuages ou galaxies d'événements de la nature vivante.

Philippe Schoeller suit les cours de Pierre Boulez au Collège de France de 1982 à 1986 et de Iannis Xenakis à l’École des Hautes Études, ainsi que des masters classes avec Franco Donatoni. Ses rencontres avec Helmut Lachenmann, Henri Dutilleux et Elliott Carter en 1983 seront des plus marquantes dans son parcours. Il suit le stage d’informatique musicale à l’Ircam et réalise d’importants travaux sur la synthèse sonore dans le but d'élaborer une nouvelle lutherie virtuelle.

Il reçoit plusieurs récompenses, dont le prix de la meilleure création instrumentale décerné par la Sacem en 2009 pour Tree to Soul, qui lui décerne aussi en 2012 le Prix de la meilleure musique de film pour L’Exercice de l'État réalisé par son frère Pierre.