Olga Neuwirth
Autriche (1968)


Olga Neuwirth étudie la trompette et envisage d’abord une carrière de musicienne de jazz. En 1985-86, elle étudie la composition et la théorie musicale, puis les arts plastiques et le cinéma à San Francisco, avant d’intégrer la Hochschule de Vienne (1987-93). Ses rencontres avec les compositeurs Adriana Hölszky, Luigi Nono et Tristan Murail s’avèrent décisives, comme ses collaborations avec l’écrivaine Elfriede Jelinek, qui en 1991, la choisit pour réaliser deux mini-opéras pour les Wiener Festwochen. Lauréate de nombreuses distinctions (Prix spécial de la Fondation Ernst von Siemens en 1999, Prix Ernst-Krenek en 1999, Grand Prix de l’État autrichien en 2010...), elle est membre des Académies des arts de Berlin et de Munich.

Depuis son adolescence, Olga Neuwirth s’intéresse au cinéma, à la littérature, aux sciences, à l’architecture et aux arts visuels. Outre la composition, elle a également réalisé des installations sonores, des expositions et des courts métrages, en plus d’un important travail d’écrivain. Ses œuvres musicales explorent une large palette de formes et de genres, déploient de multiples facettes et une richesse de couleurs. Elle aime déjouer les attentes des auditeurs, et interroger les perceptions. Dès le début des années 1990, elle fusionne dans ses œuvres musiciens live, électronique et vidéo pour créer des expériences audio-visuelles où les genres se mêlent.

En 2012 à New York, elle termine la composition de deux opéras : The Outcast, d’après Herman Melville, et American Lulu, réinterprétation de l’œuvre d’Alban Berg qui sera créée au Komische Oper de Berlin en 2012. Elle compose aussi des musiques de film, à l’instar de Goodnight Mommy (2014), sa dernière collaboration pour le cinéma. Masaot/Clocks without Hands, commandée et créée en 2015 par l’Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Daniel Harding, est reprise en 2016 au Carnegie Hall de New York sous la direction de Valery Gergiev. En 2016, elle a été en résidence au Lucerne Festival.