Dillon, James
La musique de James Dillon est à l’image de son auteur : aussi inclassable et riche qu’il est indépendant et imaginatif. Proche, au début des années quatre-vingt, des compositeurs de la « New Complexity » comme Brian Ferneyhough et Michael Finnissy, dont il partage l’intransigeance à l’égard de toute facilité créatrice et le rejet de la notion d’«école», Dillon s’en démarque peu à peu. Il se forge un style personnel ancré dans la tradition classique européenne, qui puise au jazz, au blues et aux musiques traditionnelles orientales sans perdre en exigence sur les plans structurel et expressif, évitant ainsi toute complaisance exotique.

La fascination de Dillon pour le timbre et l’espace se manifeste dans des œuvres des années 70 et 80, telles Once upon a Time et East 11th St. NY 10003, clairement influencées par Edgar Varèse et Iannis Xenakis. Son grand-œuvre Nine Rivers (1982-90), série de neuf compositions liées par des «symétries internes», puise, par l’exploration physique et métaphysique du «flux» et de la «turbulence», à des sources aussi éclectiques que la théorie de la complexité, l’alchimie de la Renaissance, le Bateau ivre d’Arthur Rimbaud, ou les structures des nœuds celtes.

Son concerto pour piano Andromeda a été créé par Noriko Kawai dans le cadre des BBC Proms 2006.

mise à jour: septembre 2007

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