Biographies des artistes
Luc Ferrari (France, 1929 - 2005)
Participations à Musica en tant que compositeur
- 2011
- n° 12 - Vincent Leterme, piano
- 2010
- n° 11 - Carlo Rizzo, tambourins / Henry Fourès, piano
- n° 11 - Carlo Rizzo, tambourins / Henry Fourès, piano
- 2009
- n° 08 - Accroche Note
- 2002
- n° 31 - MUSIQUE ÉLECTROACOUSTIQUE
- 1994
- n° 22 - LUC FERRARI / CAHIER DU SOIR
- 1990
- n° 27 - LABYRINTHE HÔTEL
- 1989
- n° 01 - ALAIN VUILLAUME
- n° 02 - LES SALONS DE MUSICA
- n° 29 - ELISABETH CHOJNACKA / SYLVIO GUALDA
- 1987
- n° 05 - UNE NUIT À L'ORANGERIE
- 1985
- n° 17 - PIANO-STAR
Participations à Musica en tant qu'interprète
France (1929-2005)
Légendaire facteur de sons, Luc Ferrari a tracé une voie singulière dans le paysage musical contemporain, à l’écart des mouvements auxquels il aurait pu s’agréger – le sérialisme de l’école de Darmstadt, où il a côtoyé Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Luigi Nono ou encore John Cage ; la musique concrète de Pierre Schaeffer, avec qui il a collaboré au Groupe de Recherches Musicales en 1966. Sa musique intègre des éléments répétitifs et cycliques sans cesse faussés par des accidents, s’appuie sur une narration qui lui donne un grand équilibre formel. Réhabilitant les bruits réalistes et l’anecdote, elle annonce un “art acousmatique“ qui s’écarte diamétralement de l’utopie de la musique pure pour se rapprocher de l’art radiophonique – comme en témoignent ses "Hörspiele", reportages musicalisés à mi-chemin entre la radio et la musique. Pour Luc Ferrari, placer des micros dans la nature au petit matin et enregistrer le crescendo de la vie qui s’éveille, comme il l’a fait dans Presque rien (1967-70), est un acte de composition. On y retrouve déjà le caractère autobiographique qui traverse son œuvre depuis Hétérozygote (1963-64), mais aussi les prémisses d’une démarche minimaliste. Ces deux œuvres majeures de son répertoire s’appuient sur l’électronique – les « sons mémorisés » – matériau essentiel qu’il a exploré sa vie durant, jusqu’à Presque rien avec instruments. Exploitation des concept 5 (2001), avec un engagement social sans faille : « Je veux absolument que le geste d’aller enregistrer soit l’entrée dans le social. »
mise à jour: juin 2009
Légendaire facteur de sons, Luc Ferrari a tracé une voie singulière dans le paysage musical contemporain, à l’écart des mouvements auxquels il aurait pu s’agréger – le sérialisme de l’école de Darmstadt, où il a côtoyé Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, Luigi Nono ou encore John Cage ; la musique concrète de Pierre Schaeffer, avec qui il a collaboré au Groupe de Recherches Musicales en 1966. Sa musique intègre des éléments répétitifs et cycliques sans cesse faussés par des accidents, s’appuie sur une narration qui lui donne un grand équilibre formel. Réhabilitant les bruits réalistes et l’anecdote, elle annonce un “art acousmatique“ qui s’écarte diamétralement de l’utopie de la musique pure pour se rapprocher de l’art radiophonique – comme en témoignent ses "Hörspiele", reportages musicalisés à mi-chemin entre la radio et la musique. Pour Luc Ferrari, placer des micros dans la nature au petit matin et enregistrer le crescendo de la vie qui s’éveille, comme il l’a fait dans Presque rien (1967-70), est un acte de composition. On y retrouve déjà le caractère autobiographique qui traverse son œuvre depuis Hétérozygote (1963-64), mais aussi les prémisses d’une démarche minimaliste. Ces deux œuvres majeures de son répertoire s’appuient sur l’électronique – les « sons mémorisés » – matériau essentiel qu’il a exploré sa vie durant, jusqu’à Presque rien avec instruments. Exploitation des concept 5 (2001), avec un engagement social sans faille : « Je veux absolument que le geste d’aller enregistrer soit l’entrée dans le social. »
mise à jour: juin 2009

