Biographies des artistes
Iannis Xenakis (France, 1922 - 2001)
Participations à Musica en tant que compositeur
- 2010
- n° 04 - Orchestre Philharmonique de Radio France
- n° 07 - Étudiants des Conservatoires de Strasbourg et Brême
- n° 18 - Ensemble de percussions
- n° 21 - Concert Xenakis #1
- n° 23 - Concert Xenakis #2
- n° 24 - Concert Xenakis #3
- n° 25 - Concert Xenakis #4
- 2003
- n° 33 - ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DU LUXEMBOURG
- 2001
- n° 19 - Musique de chambre
- n° 20 - Orchestre national de Monpellier, Languedoc - Roussillon
- n° 24 - Quatuor Spiegel
- 2000
- n° 12 - Nuit du piano, intégrale des études pour piano de Pascal Dusapin
- 1998
- n° 25 - ANDREI VIERU
- 1996
- n° 16 - NEW LONDON CHAMBER CHOIR
- 1994
- n° 27 - IMPROMPTU IN FINE
- 1993
- n° 31 - NOUVEL ENSEMBLE MODERNE
- 1992
- n° 09 - IANNIS XENAKIS / FAUST, DRAME MUSICAL
- 1991
- n° 02 - ORCHESTRE SYMPHONIQUE NATIONAL DE LA RADIO DE KATOWICE / GRAND CHOEUR DE LA RADIO HOLLANDAISE
- n° 25 - QUATUOR ARDITTI / BRENDA MITCHELL
- n° 27 - STEFANO SCODANIBBIO
- n° 28 - PORTRAIT IANNIS XENAKIS
- n° 28 - BBC SYMPHONY ORCHESTRE / IANNIS XENAKIS / JAMES DILLON
- 1989
- n° 29 - ELISABETH CHOJNACKA / SYLVIO GUALDA
- 1988
- n° 16 - LONDON SINFONIETTA
- 1987
- n° 07 - ENSEMBLE ASKO
- n° 34 - ENSEMBLE INSTRUMENTAL DE BASSE-NORMANDIE / CHOEUR DU DÉPARTEMENT MUSICAL DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG / MAÏTRISE DE COLMAR / ENSEMBLE VOCAL D'ANJOU
- 1986
- n° 11 - ENSEMBLE XENAKIS
- 1985
- n° 06 - ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE STRASBOURG / PERCUSSIONS DE STRASBOURG
- n° 08 - QUATUOR ARDITTI
- n° 12 - ENSEMBLE MODERN / KÖLN ENSEMBLE / GRUPPE FÜR NEUE MUSIK (LEIPZIG)
- n° 38 - VOYAGE AU MUSÉE DU CHEMIN DE FER
- 1983
- n° 11 - L'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE STRASBOURG
- n° 27 - ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU RHIN
France (1922-2001)
La personnalité artistique de Iannis Xenakis doit certainement beaucoup à son destin fascinant : Grec né en Roumanie, résistant au nazisme puis à l’occupation britannique durant la Guerre Civile en Grèce, condamné à mort, il se réfugie en France où il travaille douze ans avec Le Corbusier, en tant qu’ingénieur puis architecte, collaborant notamment à la réalisation du Pavillon Philips de l’Exposition universelle en 1958. En musique, ses maîtres sont Arthur Honegger, Darius Milhaud, Olivier Messiaen et Pierre Schaeffer qui l’accueille au Groupe de Recherches Musicales en 1957. Après le scandale (musique non sérielle) de la création de Metastaseis à Donaueschingen en 1955, Iannis Xenakis est reconnu par le public et par ses pairs à partir des années soixante.
Sa musique propose une alternative au sérialisme par l’exploration scientifique de la plastique sonore. Il applique à la composition des concepts mathématiques et physiques (notion de masse, théories des cribles, des ensembles, calcul des probabilités, arborescences, mouvements browniens) ainsi que de nouveaux moyens technologiques qu’il développe souvent lui-même (sons granulaires, programme informatique ST, premier synthétiseur graphique UPIC…). Véritable architecte du son, il conçoit la musique avant tout comme « un ensemble de transformations énergétiques », puisant notamment ses matériaux musicaux dans les cultures du monde entier. Durant les années quatre-vingt, l’esthétique de Iannis Xenakis s’infléchit progressivement et ses dernières œuvres évoluent dans un univers sonore épuré et dépouillé.
Mise à jour : juin 2010
La personnalité artistique de Iannis Xenakis doit certainement beaucoup à son destin fascinant : Grec né en Roumanie, résistant au nazisme puis à l’occupation britannique durant la Guerre Civile en Grèce, condamné à mort, il se réfugie en France où il travaille douze ans avec Le Corbusier, en tant qu’ingénieur puis architecte, collaborant notamment à la réalisation du Pavillon Philips de l’Exposition universelle en 1958. En musique, ses maîtres sont Arthur Honegger, Darius Milhaud, Olivier Messiaen et Pierre Schaeffer qui l’accueille au Groupe de Recherches Musicales en 1957. Après le scandale (musique non sérielle) de la création de Metastaseis à Donaueschingen en 1955, Iannis Xenakis est reconnu par le public et par ses pairs à partir des années soixante.
Sa musique propose une alternative au sérialisme par l’exploration scientifique de la plastique sonore. Il applique à la composition des concepts mathématiques et physiques (notion de masse, théories des cribles, des ensembles, calcul des probabilités, arborescences, mouvements browniens) ainsi que de nouveaux moyens technologiques qu’il développe souvent lui-même (sons granulaires, programme informatique ST, premier synthétiseur graphique UPIC…). Véritable architecte du son, il conçoit la musique avant tout comme « un ensemble de transformations énergétiques », puisant notamment ses matériaux musicaux dans les cultures du monde entier. Durant les années quatre-vingt, l’esthétique de Iannis Xenakis s’infléchit progressivement et ses dernières œuvres évoluent dans un univers sonore épuré et dépouillé.
Mise à jour : juin 2010
- Iannis Xenakis musica2010
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